récupération et détournement : William Red Rabbit le pirate

Publié le par gille-monte-ruici

 

En l'an de grâce 1695, les iles de la Caraïbe étaient sous l'emprise des frères de la côte (du rhône). Ces derniers, Hermitage, Gigondas, et Châteauneuf du Pape, missionnèrent dans le plus grand secret, un sanguinaire capitaine : William Red Rabbit, pour une course très particulière, et méconnue des livres d'histoire. Il arma un vaisseau et navigua constamment sous le joli rouge. Le joli rouge ou pavillon rouge signifiant pas de quartier pour tout vaisseau arraisonné.

 

william rabbit

 

Les victimes ensanglantées de ses abordages étaient alors qualifiées de martyrs du gros rouge qui tâche.  Des nombreuses iles animalières à proximité de Saint Domingue furent mises à sac par le pirate : l'ile à vache, l'ile de la tortue, la côte des mosquitos, mais surtout l'ile du lapin, qui constituait le but de sa mission. Il faut savoir que le lapin était en ces temps, l'animal le plus détesté des hommes de mer , car s'échappant à bord il grignotait le chanvre, les cordes ainsi que l'étoupe, qui colmatait les interstices des planches de la coque. Autant dire qu'il n'était pas conseillé d'aborder cette terre, c'est pourtant ce que fit William Red Rabbit. Tous les lapins étaient atteints d'un mal inconnu, William et son équipage le contractèrent on ne sait comment et moururent rapidement.

 

william rabbit

 

Nous nous sommes procurés le masque mortuaire du capitaine et soucieux de rétablir les faits, diffuser le savoir et la vraie vérité historique, voici la conclusion de ce pan méconnu de notre histoire.

William Red Rabbit fut atteint, et demeure à ce jour, l'unique exemplaire humain contaminé par le virus de la myxomatose, d'où son oeil rouge. ( il y en a qu'un, il était borgne; la grande histoire ne dira pas que je n'ai pu récupérer qu'un seul bouton rouge sur le vieux chauffe-eau )

 

william rabbit

 

Toutefois avant de périr dans d'atroces douleurs, la maladie se manifestant par un brusque gonflement des organes génitaux,  il mena à bien son mandat secret et put établir que c'est avec le crozes-hermitage que s'accomode le mieux le lapin.   

 

Adeptes de la récupération, que le développement du râble ( de lapin) soit avec vous.                            

Publié dans têtes de mort

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B
William n'est qu'un brave pirate au court bouillon de Saint Malo!
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S
sacrée histoire .... je comprend que le gars Bruno est apprécié. Merci.
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G
<br /> <br />  et ce n'est que du presque veridique à quelques details près .... A bientot Stephane le chimiste ( ca donne un coté je dynamite, je disperse, je ventile )<br /> <br /> <br /> <br />
L
C'est toujours un plaisir de vous lire Messieurs...<br /> J'aime aussi beaucoup William !!!
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G
<br /> <br /> je precise que William est fait par les miennes, Lydie si tu vois ce que je veux dire ! Merci de ta visite<br /> <br /> <br /> <br />
B
Ce texte frappe par sa sobriété, son jus, son propos me fascine de bout en bouchon. Dans ces lignes où les lapins meurent par milliers, ce n'est pas seulement la réalité terrible des voyages de<br /> l'époque qui est décrite, mais la pure condition animale qui est montrée dans sa misère et sa grandeur.Vive le lapin chasseur, le lapin à la moutarde.Je reste à l'écoute dans le mat d'artimon!
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G
<br /> <br /> Merci Bruno, reste encore à débattre sur le lapin à gille...mais ça ouvre d'autres horizons !<br /> <br /> <br /> <br />